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Trace de vélo 2

Costa Rica

par Catherine Bergmiller

Le voyage commence comme à l’habitude car déjà, à Dorval, les préposés nous nous regardent comme si on étaient des martiens et alors qu'on nous avise qu’il n’y a pas suffisamment de places pour cinq vélos dans la soute de ce petit avion pour Newark. Ensuite, ils nous annoncent que nous devons payer $100 américains par vélo afin que la soute augmente son volume. Ça arrive tout le temps! Conclusion: ne pas prendre Continental.

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Samedi 13 mars

Bien sûr, je me fais arrêter à l'immigration américaine. J'attends plus de quinze minutes puis un officier arrive en pensant des choses du genre -"on me fait vraiment perdre mon temps pour des conneries". Il me pose deux questions et me laisse passer avec une tape sur l'épaule. Je n'ai même pas eu à sortir mes fiches de paye pour prouver que j'étais au Canada pour la période pendant laquelle ils m'accusent d'avoir été illégalement aux États-Unis.

Arrivés à Newark (aéroport de New York), nous apprenons que le vol est survendu (plus de billet vendu que de sièges disponibles) et que quatre sur cinq d'entre nous n'ont pas de siège dans l'avion. Moment de panique, puis de réjouissance pour certaines qui s'imaginent déjà avec un billet gratuit en guise de compensation. Finalement ils trouvent des volontaires pour prendre d'autres vols et nous partons... même si Anne-Marie (la malchanceuse) voyage en première classe. Comme il faut retirer les bagages des gentils volontaires de la soute, nous partons presque une heure plus tard que prévu. Mais au moins, nous partons, et tous ensemble ! Costa Rica

Arrivés a Alajuela en banlieue de San Jose. Il se fait tard mais nous ne pouvons nous empêcher d’aller se dégourdir les jambes en ville en tenue d’été avec, à minuit, un magnifique 25 degré. Pas mal chouette !

Dimanche 14 mars

Nous sommes sur pied à 6 AM pour assembler les vélos et après un bon petit déjeuner, nous effectuons nos premiers coups de pédales vers 9. Ouille! 70km pour une première journée, plusieurs côtes et cette grande chaleur... un peu trop pour moi peut-être ?!? Les routes de campagnes sont très sympathiques et tout est en verdure. Pas mal chouette ça aussi !

Finalement, après 50km, une dizaine de litres d'eau et 1 pneu une crevaison pour Guy, nous nous arrêtons à Palmares car la nuit tombe. Chrystine fait le tour de la place du village et demande à un gars nous pouvons trouver un endroit pour monter notre campement. Il appelle un de ses amis qui habite à l’extérieur du village et qui possède un grand terrain. Comme on s'est arrêtés pour acheter de la bouffe et qu'il fait nuit, Mario (l'ami en question) s'inquiète et vient nous retrouver en ville. Nous passons la nuit à cet endroit, entre deux rangées de gros arbres derrière les cages à chiens qui aboient dès que un de nous bouge dans sa tente.

Lundi 15 mars

Dès le petit déjeuner terminé, nous démontons les tentes et nous quittons les lieux après les remerciements. Il est sept heures du matin. Mario et sa femme n'en reviennent pas. Objectif 90km. Pas de problème en début de journée, ça monte un peu mais ça descend beaucoup. On fait des petites pointes à plus de 62 km/h sur la Panaméricaine. On arrive à Puntarenas juste à temps pour manger et prendre le ferry de midi. On arrive de l'autre côté pour réaliser que Montezuma est à 48 km, et non pas 30 km tel que prévu, ouille! Nous apprenons également que la majeure partie de la route n'est pas encore pavée, les travaux sont en cours. On sait déjà que c'est quasiment impossible... De plus ça monte beaucoup et il fait chaud, très chaud. Après deux autres plats pour Guy et une montée qu'on a dû monter a pieds à cause de la forte inclinaison, Guy, Sarah et moi(Catherine, -Allo !) réussissons à se faire transporter dans un petit camion pour une dizaine de kilomètres. Puis Sarah et Guy en reprennent un autre pour 15 kilomètres. Finalement, nous sommes tous à Tambor à 17 heures. Il reste 18 kilomètres de route non pavée et 1 heure de clarté, impossible. On finit pas trouver une espèce de petit camion taxi, on arrive tout juste à y entasser cinq vélos et nos cinq corps affamés... ça doit être plus grand qu'une soute d'avion! Nous arrivons à Montezuma à la tombée de la nuit. Quelle journée ! rivière au Costa Rica

Mardi 16 mars

Repos, lavage et Internet! On peutfinalement profiter de cet océan qui nous nargue en bordure de la route depuis la veille. On loue un petit bateau tape-cul et après 45 minutes, nous arrivons à Isla Tortuga, nous ajustons nos masques et tubas pour une belle séance d’apnée. C'est ma première expérience et j'adore ça! Il y a des poissons partout : des gros, des petits, des bleus foncé, des jaunes tigrés etc. Avec les palmes, je peux plonger assez profond et découvrir des étoiles de mer bleues. C’est trop génial! Le problème maintenant, c'est que j'ai un gros coup de soleil dans le dos, rien n’est parfait. J'en ai un autres qui s’éclate sur ma main gauche (du premier jour) alors je me balade avec le « bandana », (un bandage) pour éviter toute exposition supplémentaire à Galarneau. Tu vois Bill, c'est pour ça que je voulais prendre le bandana plutôt que le chapeau de soleil. Demain, nous reprenons la route en bus car les 2 premiers kilomètres à la sortie du village sont en vraie terre, tout en montées, anormalement inclinés et il y a de très fortes chances qu'on doivent les monter à pied compte tenu du poids des bagages empilés sur les vélos. Nous prendrons donc le bus de 5:30 du matin (pas le choix), pour rouler le plus tôt possible alors la température est encore supportable.

Vamos a la playa

Mercredi 17 mars

Nous quittons Montezuma mais pas tel que prévu. Lorsque le bus arrive, à 5:30, on nous apprend que les soutes sont trop petites et qu’elles ne peuvent pas contenir nos vélos (cette compagnie doit sûrement être affiliée à Continental Airlines...). Nous négocions afin qu'ils acceptent Anne-Marie avec son petit vélo de 13 pouces et tous les bagages. Nous trouvons également un 4x4 qui emmène Guy. Chrystine, Sarah et moi, nous attaquons donc l’intimidante montée tant redoutée avant 6 heures. Ça monte et ça monte encore, mais à cette heure-ci, sans les bagages c'est faisable.

La route en terre est moins pire que prévue mais la chaleur nous affecte toujours autant. Nous voyons l'océan au détour de chaque virage mais il est en contrebas, la vue est spectaculaire mais la concentration est de mise. Aux environs de 10 heures nous nous arrêtons à Caletas. Nous sommes à la plage!!!! Il y a là un hôtel bien chic avec des gens confortablement allongés sur des chaises longues, à se faire servir des cocktails sous les parasols (les cocktails). La grosse vie s...! On débarque de nos montures qu’on jette quasiment à terre, on enlève nos souliers et nos bas et nous courrons se jeter à l'eau cuissard et camisoles incluent. Le sable brûle nos pauvres petits pieds! AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHH..... Orgasmique! Nous sommes restés une bonne demi-heure dans l'eau à jouer dans les vagues et à passer pour des fous. En fait, nous le sommes un peu mais on l’assume assez bien.

Nous repartons en pensant tous être prêts à combattre la chaleur de nouveau mais rien à faire, nous tombons comme des mouches les uns après les autres. Chrystine décide qu'il nous faut une pause prolongée et un repas d'urgence. On s'arrête sur le bord du chemin dans « le spot » d'ombre que nous trouvons. Chrystine ramasse du bois mort et allume un feu. Nous avons mangé des pâtes au thon, et croyez-moi, elles étaient excellentes. Il parait que ça se fait avec un paquet de pâtes Lipton au « pesto », un autre aux tomates séchées et une boite de thon aux légumes.

Après deux heures de repos, nous remontons sur les vélos. Il fait toujours très chaud et nous avançons très lentement, d’un endroit ombragée à un autre. Nous faisons tant bien que mal les quelques kilomètres qui nous mènent a San Francisco, Costa Rica. Nous trouvons un dépanneur qui a une aire carrelée recouverte d'un toi. On s'arrose avec le tuyau d'eau pour faire baisser notre température et on s'installe a même le sol en dégustant une glace à l'eau qui nous parait être la meilleure au monde à ce moment.

Nous décidons finalement de ne pas repartir. Après 45 kilomètres nous passons donc la nuit à San Francisco dans une espèce de grange réaménagée en chambres. Le panneau dans la rue dit "Nous vendons de l'essence, des tortillas, et nous avons des chambres".

Jeudi 18 mars

Retour sur pied dès l’aube. Là, on a compris que ça ne sert a rien d'essayer de pédaler entre 11h et 15h. Dès que la température devient étouffante nous trouvons un camion pour nous amener jusqu'à Samara. C'est un petit village touristique. On s'installe sur la plage, à l'ombre bien sûr, et on y reste jusqu'à ce que la température devienne tolérable. Quelle belle route jusqu’à Garza! Le soleil est suffisamment bas pour que la route soit souvent complètement ombragée, nous traversons encore une couple de rivières sans pont mais cette fois-ci, nous résistons à la baignade. Les couleurs sont impressionnantes ! Les fleurs, les papillons, les oiseaux mais le plus beau, ce sont les sons. On entend presque constamment les singes communiqués dans les arbres autour et on peut sans doute entendre une bonne quinzaine de chants d'oiseaux différents en tout temps. Une autre courte distance de 45 kilomètres de franchie dans de bien meilleures conditions. Nous campons sur la plage et en profitons pour admirer un ciel rempli d’étoiles magnifiques. Étant près de l’équateur, le ciel est beaucoup spectaculaire et nous pouvons presque y toucher. C’est l’impression que nous avons ! troupeau

Vendredi 19 mars

Réveil à 4:30 encore une fois. On prend le petit déjeuner sur la plage à la lueur des lampes frontales et on commence à rouler alors que le soleil est tout juste en train de se lever. Nous traversons plusieurs villages ou le tourisme commence a se développer. On s'arrête sur une plage du côté de Nosara. C'est là que les tortues viennent pondre la nuit. Nous sommes seuls sur cette immense plage à regarder les pélicans survoler l'océan puis ensuite, plonger pour attraper des poissons. Il fait encore plus chaud qu'hier. Nous nous arrêtons à Playa Ostional pour notre longue pause « siesta ». Nous sommes encore une fois seuls sur la « playa ». Par contre, pas question de se baigner car l’océan est déchaîné aujourd’hui. On rentre jusqu'à mi-mollet et on se cramponne pour rester debout. Les vélos ont accumulé beaucoup de poussière, les pédales ne déclenchent difficilement et il arrive que les chaînes bloquent. J'ai fait une chute ce matin, j'ai plusieurs « bleus » et mon genou gauche est complètement égratigné. Ça me fait oublier le coup de soleil dans le dos et ma main gauche qui pèle!

Nous constatons que nous sommes tous amochés et qu'on ferait mieux de prendre une journée de repos. Nous voulons aller jusqu'à Tamarindo mais le vent s'est levé tout à coup. Malgré le terrain plat, nous mangeons de la poussière et nous ne pourrons y arriver avant la nuit. Nous prenons deux camions différents et trouvons un hôtel pas cher avec un accès direct à la plage.

Samedi 20 mars - On se lève alors qu'il fait déjà jour!!! Yeaahhhhh! Au programme, plage, lavage. (Tout est poussiéreux), nettoyage du vélo, et peut-être qu'on va s'initier au surf! Nous quitterons bientôt la plage pour les montagnes. Ce sera sans grand regrets... il devrait y faire moins chaud!!!

Finalmente mas frio

Dimanche 21 Mars

Nous quittons Tamarindo et la zone côtière dans l'espoir de trouver un peu de fraîcheur. En attendant on sue toujours à grosses gouttes. Nous prenons un raccourci sur route de terre... c'est juste 20 kilomètres de route qui n'en finit plus de monter. Je ne suis pas certaine que nous avons vraiment gagné du temps puisqu'on a monté la majorité de cette portion à pieds. Nous roulons jusqu'à Sardinal et nous nous arrêtons pour manger et nous reposer dans le parc. Les locaux nous disent que le soleil est trop fort et qu'il faut aller à l'ombre.... Duh! Je ne demande que ça! On repart alors qu'il fait toujours prêt de 40 degrés mais au moins, il y a le vent. Nous savons que nous ne pourrons pas arriver jusqu'à Tilaran à vélo aujourd'hui alors nous choisissons donc de prendre un camion pour faire la partie de la TransAméricaine environ 70 kilomètres. Nous descendons à Canas ou nous commençons à grimper vers Tilaran. Au fur et à mesure que nous grimpons, nous sentons la température se rafraîchir... Yahoo ! Ça donne de la motivation pour aller plus vite. Le vent s'intensifie et les bourrasques deviennent dangereuses. Nous décidons alors de reprendre un camion.... et on se fait prendre par un camion de police!!! Ils nous expliquent que c'est bien trop dangereux de faire du vélo avec ce vent et nous montrent les rangées d'éoliennes sur les montagnes. A Tilaran nous campons dans le jardin d'une propriété. Apres 60km de vélo incluant 20 km de chemin de terre et de bonnes montées, nous avons tous besoin d'une bonne nuit de sommeil au frais!

Lundi 22 Mars

La tente a brassé à cause du vent et il a plu toute la nuit! Nous déjeunons dans la tente de Guy et prenons la route à 5:30 AM comme d'habitude. Nous démarrons la journée par une bonne montée d'une dizaine de kilomètres. Il pleut, mais la route est pavée et il fait frais alors personne ne se plaint. Soudain nous voyons le Lago Arenal. J'ai déjà vu beaucoup de gros lacs mais je lâche toujours un gros WOOOW quand il apparaît au détour du chemin. Le chemin autour du lac est magnifique même si la route est en très mauvais état. De bonnes montées suivies par de belles descentes avec la jungle tout le long. Nous voyons et surtout entendons toujours des singes et tombons sur toute une troupe de tamanoirs. Il y en a un qui court à côté de mon vélo sur un peu plus de 200 mètres, c’est assez drôle!

La situation se complique quand la route n'est plus vraiment pavée mais est en espèce de terre volcanique battue. C'est noir et relativement dur mais avec la pluie ça encrasse beaucoup le vélo. Je perds une vitesse après l'autre. Je suis rendue à deux pignons accessibles et je n'avance plus. J'essaye de nettoyer le dérailleur mais ça n'y fait rien. Chrystine défait mon câble et le nettoie tant bien que mal. Je retrouve mes vitesses même si elles passent mal. Nous arrivons à Fortuna en début d'après-midi, le compteur indique 78 kilomètres. Comme quoi on roule mieux quand il fait moins chaud même s'il pleut.

Nous avons roulé un peu plus de 400 km et il nous reste 3 jours de vélo. Nous devrions finir avec 550 km au total, sans comptabiliser les tours de camion, bien entendu ! Aujourd'hui c'est jour de repos à Arenal avec un tour de raft sur une rivière pour admirer la faune et ce soir ; observation du volcan actif et relaxation dans les sources d'eau chaude.

Mardi 23 Mars

Ce matin, nous faisons une croisière en raft sur une rivière avec un guide qui nous fait découvrir la faune et la flore. Le plus drôle, c'est lorsque qu’il a attrapé une petite grenouille rouge aux pattes bleues et que Chrystine lui a demandé d'en voir une. Il l'a secouée pour la sonner puis l'a posée sur une feuille pour qu'on puisse l'observer.

Volcan au Costa-RICA

Dans l'après-midi, les nuages se lèvent et on peut voir le volcan depuis la ville. Nous avons beaucoup de chance, des québécois que nous avions rencontré à Montezuma était là depuis 3 jours et ne l'ont jamais vu!

À la tombée de la nuit, nous allons au restaurant avec point de vue sur le volcan. Il n'est pas particulièrement actif ce soir mais nous voyons quand même plusieurs coulées de lave rouge scintiller dans la nuit. C'est magique même si c'est bref. Nous finissons la soirée dans les sources d’eau chaude. Encore une première pour moi, encore une expérience géniale. L'endroit est magnifique avec plus d'une dizaine de bassins à des températures différentes que l'on peut découvrir en se promenant dans les sentiers entourés de plantes exotiques.

Mercredi 24 Mars

Oups ! On se trompe de chemin, ça nous rallonge un peu mais la route est très belle. Il y a des champs de bananes et de cannes à sucre le long de la route. On voit des hommes qui coupent les cannes à la machette. Chrystine s'arrête et demande si on peut en avoir. Le gars lui nettoie une canne à la machette et on se la partage. Ça se mâche puis ça se crache, c'est pas mal mais je n'en suis pas folle. Il y a plusieurs bonnes montées et mon corps de 37 ans commence à se rebeller. J'ai mal au genou, j'ai mal aux côtes (depuis ma chute) et je commence à être épuisée mais le paysage avant l'arrivée à Aguas Zarcas est magnifique. Nous traversons une rivière tous les 2 à 3 kilomètres. Elles ont toutes beaucoup de roches et ressemblent à de petits torrents.

On arrive à Aquas Zarcas vers 16 heures après plus de 60 kilomètres incluant de bonnes montées. Quand il fait moins chaud tout va mieux!

Chrystine a encore un pneu à plat. Comme je me débrouille en espagnol, je propose de trouver un endroit où camper pendant qu'elle répare ma crevaison. Je tombe sur un policier qui nous propose un terrain vague en face du poste de police. On rencontre toute la brigade. Ils nous font ranger nos vélos devant l'entrée de leur chambre et nous disent qu'ils vont surveiller le terrain et s'assurer de notre sécurité.

Jeudi 25 Mars

Dernière grosse journée, 60 km de prévus avec beaucoup, beaucoup de montées. A San Miguel, je déclare forfait, chaque coup de pédale fait mal et la montée ne va que s'empirer. Sarah décide de m'accompagner pour aller jusqu'à Poasito en pick-up. Nous nous installons pour une longue sieste en attendant les autres. 4 heures plus tard, ils arrivent enfin. Nous apprenons qu'ils ont fait environ 2/3 de la montée à vélo et le reste en camion. Nous prenons une chambre à l'hôtel vers 15 heures et Guy s'endort tout de suite!

Vendredi 26 Mars

Nous montons en taxi au Volcan Poas pour y être dès l'ouverture du parc. Le volcan est complètement dans les nuages, nous ne voyons que le bord du cratère, tout le reste est blanc. Après avoir visité l'exposition à l'entrée, le temps semble s'améliorer et nous décidons de refaire un essai avant de partir. Les nuages se lèvent petit à petit jusqu'à complètement découvrir le cratère avec sa lagune émeraude au fond. C'est surréaliste! Sur le chemin du retour nous voyons un paresseux accroché à un fil sur le bord de la route. Nous reprenons les vélos pour la dernière fois. C'est une descente quasi continue... trop cool! Les enfants qui sortent de l'école nous saluent et nous encouragent. Je brise mon record de l'année dernière (qui était de 62km/h), et je passe les 72km/h mais là j'ai peur et je ralentis. Chrystine fait 76km/h et Anne-Marie 74km/h. Nous faisons les premiers 15 kilomètres en 14 minutes!!! C'est du 64 de moyenne! De la folie pure. Nous arrivons finalement à Alajuela après 530 km pour moi, 580km pour Chrystine qui a pris le moins de camions.

Je suis fatiguée et j'ai hâte de rentrer à Montréal mais quel beau pays et quel beau voyage. Je pense déjà à repartir... dans un pays plus frais cette fois-ci!

*Même si j'ai payé mon voyage ainsi que tout mon équipements, je tiens à remercier Primeau Vélo de Brossard pour les bons conseils et le service mécanique de qualité. Aussi, merci à MEC pour les vêtements et les sacoches de vélo très adaptés et à bon prix. Finalement, merci beaucoup à Chrystine Roy qui a organisé ce voyage de vélo au Costa Rica. Si ce type de voyage vous intéresse vous pouvez la contacter à chrystine.roy@sympatico.ca.

Catherine Bergmiller


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